Résultats E12
déc. 2013
Chain Reaction Budapest (HU) – Mentionné

DONNÉES DE L'ÉQUIPE

Représentant d'équipe : Sándor Guba (HU) – architecte ; Associés : Balázs Besenyei (HU) – architecte ; Lilla Szabó (HU) – paysagiste 

Bocskai István utca 36, 2100 Godollo – Magyarország
+43 68 120 90 87 26 – gubasandor@gmail.com – nnnnarquitectos.eu

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L. Szabó, S. Guba et B. Besenyei

 

INTERVIEW

1. Comment s'est constituée votre équipe à l'occasion du concours?

S.G. – Je connais Balázs depuis les premières années de l’université, de la Filière Francophone. Quant à Lilla, j’avais entendu parler de son mémoire de fin d’études à la radio et je lui ai proposé de nous rejoindre sur le projet. Ce qui était excitant, c’est que nous ne nous soyons rencontrés pour la première fois qu’à l’annonce des résultats, puisqu’en ce moment nous travaillons dans des villes différentes, donc nous avons mis ensemble notre projet en communiquant via Internet.

 

2. Pouvez-vous définir la problématique principale de votre projet, en insistant sur votre manière de répondre à la question centrale de la session : lʼadaptabilité et les rythmes urbains ?

B.B. – L’élément principal du projet est un processus de rythme variable qui est le moteur principal de l’adaptabilité. Cela prend forme à la fois dans le temps, dans l’espace et au niveau social. Tout au long du canal, partant des détails simples et facilement réalisables, jusqu’aux procédures de plus grande ampleur, en intégrant des acteurs de différents niveaux. L’interaction entre ces différentes procédures est similaire à une sorte de réaction en chaîne.

Diagramme de réaction en chaîne
Nouveaux potentiels - équipements
communautaires : centre d'ateliers,
jardins, ruchers, mur d'escalade
Vue générale des berges

 

3. Comment cette problématique et les questions posées par la mutation du site se sont-elles croisées ?

L.Sz. – La flexibilité est un des piliers du projet puisque les « métaobjets » peuvent être créés avec l’intervention des habitants, modifiés et réalisés selon leurs souhaits. Par contre, c’est nous, les ingénieurs qui créons la structure générique de ce processus bottom-up, ainsi que la vision urbanistique et scénique. Nos solutions sont donc spécifiques au lieu. L’identité de l’endroit vient des chambres « vertes » de caractères différents.

Passerelle du chemin-de-fer
La rivière

 

4- Avez-vous déjà traité cette problématique précédemment et pourriez-vous présenter quelques projets références pour le vôtre ?

S.G. – J’ai appris beaucoup d’un concours international pour étudiants auquel j’ai participé il y a quelques années (avec Peter Hámori) et qui avait pour thème générique un cours d’eau rapide traversant un village près de Rouen.L.Sz. – Puisque dans ma thèse, il s’agissait du rôle des espaces verts étroits comme liaison dans le contexte urbain, un bon nombre de ces constats ont pu être également intégrés dans le projet actuel.

"Greenway project of Pest" - Green system
plan, diploma project, L. Szabó, 2012
"Greenway project of Pest" - Green system
plan, diploma project, L. Szabó, 2012
"Au fil d'eau" - Connections, REA-International
Student Urban Design Competition, P. Hámori,
S. Guba, 2008

 

5- Aujourd'hui, à l'ère de la crise économique et du développement durable, le projet urbano-architectural doit repenser son mode de fabrication dans le temps ; de quelle manière avez-vous intégré la question du projet processus?

L.Sz. – Pour moi, le développement durable est synonyme de l’abandon des actions non nécessaires. Seules les interventions les plus nécessaires, cohérentes et logiques sont effectuées, tout en renforçant la bande verte et les liens piétonniers dans leur structure. En conséquence, nous avons renoncé au méandre du flux d’eau.
S.G. – D’un point de vue sociologique, notre objectif était aussi la durabilité car les « métaobjets » et les « objets catalogues » reposent justement les initiatives locales. Le but est que les habitants aient un certain sens de propriété « privée » de ce terrain commun, prennent soin de lui et en soient responsables grâce à un attachement particulier.

 

6- Est-ce la première fois que vous êtes primé à Europan? De quelle manière cela peut-il vous aider dans votre parcours professionnel ?

L.Sz. – Oui, c’est la première fois que je participe à Europan.
S.G. – Oui, c’est la première fois que je remporte Europan. Mais j’avais déjà participé avec une autre équipe en 2009, à Madrid.
B.B. – C’était mon premier Europan. Professionnellement parlant, Europan est un bon challenge et également une bonne opportunité pour des jeunes architectes.

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