juin 2006 - mai 2008 Europan 9 Urbanité européenne

Pays et sites participants

EUROPAN 9 - 17 pays organisateurs

Europan Belgique/België/Belgien
Europan Danmark
Europan Deutschland
Europan Eesti
Europan España
Europan France
Europan Hrvatska
Europan Ireland
Europan Italia
Europan Nederland
Europan Norge 
Europan Österreich
Europan Portugal
Europan Schweiz/Suisse/Svizzera/Svira 
Europan Suomi - Finland
Europan Sverige
Europan United Kingdom

EUROPAN 9 - 5 pays partenaires proposant un site

Česká Republika
Latvija
Magyarország
Polska 
Slovenija

EUROPAN 9 - Les villes, 73 situations urbaines proposées

Belgique/België/Belgien: Andenne, Ottignies
Česká republika: Praha
Danmark: Herning, Ørestad, Vejle
Deutschland: Babenhausen, Berlin, Donauwörth, Rostock, Selb, Spremberg, Straubing
Eesti: Tallinn, Tartu
España: Ama, Badajoz, Calahorra, Poio, Santander, Soria, La Laguna Tenerife
France: Bordeaux, Clermont-Ferrand, Le Havre, Mulhouse, Reims, Saint-Chamond – Saint-Etienne métropole
Hrvatska: Opatija, Zagreb
Ireland: Cork, Dublin
Italia: Bisceglie, Carbonia, Catania, Erice, Firenze, Pistoia, Reggio Emilia, Siracusa
Latvia: Riga
Magyarország: Gyor
Nederland: Almere, Amsterdam, Groningen, Nijmegen
Norge: Lillestrøm, Odda, Oslo, Trondheim
Österreich: Graz, Kapfenberg, Linz, Wien
Polska: Warszawa Czyste
Portugal: Loures, Odivelas, Santo Tirso
Schweiz/Suisse/Svizzera/Svizra: Delémont, Genève, Le Locle, Moudon, Sion
Slovenija: Ljubljana
Suomi/Finland: Espoo, Kotka, Vantaa
Sverige: Nacka, Tjörn, Upplands Väsby
United Kingdom: Milton Keynes, Sheffield, Stoke-On-Trent

Theme

URBANITÉ EUROPÉENNE
Ville durable et Nouveaux espaces publics

On peut définir l’urbanité comme une manière commune de vivre la ville et ses fonctions mais aussi comme une manière de penser l’espace urbain pour favoriser la rencontre des gens dans des lieux qu’ils ont en commun : l’espace public.

Mais où commence et s’arrête l’espace public ? Les espaces de voisinage et de proximité peuvent-ils être considérés comme relevant du domaine public ? Peut-on qualifier d'espace public les nouveaux espaces collectifs d'intérêt commun - comme les centres commerciaux, les gares et les aéroports ?

Concevoir des projets porteurs d’urbanité qui débouchent sur la question du statut de l’espace public implique de la replacer dans le contexte du développement urbain durable, c’est-à-dire d’une transformation spatiale qui prenne en compte l’environnement et l’intègre « durablement » dans les processus de mutation.

Les 73 sites proposés à la session autour de ce thème soulèvent un ensemble de questions transversales, qui pour relever d’enjeux sociétaux, n’en posent pas moins des questions spécifiques à l’espace.

 

EXTENSIONS EN QUESTION

L’enjeu aujourd’hui est d’éviter une expansion irraisonnée des villes consommatrice de territoires naturels ou agricoles qu’il s’agit de préserver, voir de valoriser. Quelques sites interpellaient les concurrents sur la manière la plus efficace de traiter les potentialités d’extensions.

Ainsi, des villes s’interrogent sur comment « compacter » les extensions autour des routes principales pour limiter les réseaux et ainsi aligner l’urbanisation nouvelle le long de ces derniers.

D’autres villes sont confrontées à la question de la frontière entre ville et nature. Comment arrêter la ville à certains endroits pour valoriser des sites à valeur environnementale ? Comment limiter l’extension de la ville sans pour autant refuser le développement urbain ?

 

MUTATIONS LOCALES

Eviter de coloniser les territoires naturels par l’urbanisation impose aux villes de faire appel à d’autres logiques de développement considérés comme plus « durables », ce que l’on pourrait appeler la stratégie de l’extension interne. Il s’agit de reconvertir des sites déjà bâtis à l’intérieur ou aux pourtours des communes. Ces sites sont généralement occupés par des équipements, des industries ou même des zones résidentielles obsolètes.  Quel type de projet urbain proposer ici pour “construire la ville sur la ville” dans des zones délaissés ou dans des quartiers à rendre plus vivants. 

Certains des sites de la session, plus qu’une tabula rasa, supposait une prise en compte de l’existant pour sa valeur urbaine et incitait à infiltrer un contexte à l’identité déjà marquée, pour en concevoir la mutation.

D’autres sites laissaient sans doute plus de marges de manœuvre pour un projet nouveau car ils sont en attente d’une intensification des usages.

 

OPPORTUNITES D’ESPACE PUBLIC

Plusieurs sites, en résonance directe avec le thème de la session, posaient explicitement la question de comment gérer, dans la ville contemporaine, la dynamique des investissements autour d’un domaine public. Comment éviter le risque d’une hégémonie de l’espace privé ou privatisé au détriment de la dimension collective de la ville? Comment créer de nouveaux types d’espaces publics, non pas comme des formes artificielles coupées des dynamiques sociales, mais reliées aux espaces vivants et profitant des opportunités offertes par le territoire urbain existant ?

Dans certaines situations, l’enjeu était de créer des espaces de « mobilité douce ». Pour révéler une nouvelle perception de territoires urbains inexplorés, la combinaison de réseaux à différentes vitesses et d’échelles variées permettent de les traverser.

D’autres sites proposaient des vides urbains où il était demandé d’insérer de nouveaux types d’espaces publics et de considérer l’articulation à leur environnement. Entre urbanité et intimité, il s’agit de re-questionner la ligne de partage entre public et privé.

 

RESEAUX EN MOUVEMENT

Concernant la requalification des réseaux de mobilité, les municipalités souhaitent gérer de façon raisonnée la voiture dans la ville pour éviter la congestion et l’envahissement de l’espace public par le parking, et favoriser la diversité des modes de déplacements – transports publics, mobilités douces.  La question posée par cette politique durable des mobilités est de savoir s’il existe une nouvelle façon d’envisager les réseaux diversifiés de mobilités, non seulement sous l’angle technique, mais aussi spatialement, comme nouveaux éléments déclencheurs d’intensité et d’urbanité.

Certains sites sont marqués par les grandes infrastructures destinées à la mobilité rapide qui ont provoqué des ruptures dans les tissus urbains. Il s’agit ici de modifier des réseaux pour interconnecter des fragments urbains. La transformation d’infrastructures de transport permet-elle de lier entre eux divers morceaux de ville ?

La mobilité engendre des réseaux linéaires, train, routes, etc..mais elle peut aussi générer des points de croisement intermodaux qui s’ils ne sont traités que comme des ouvrages techniques peuvent eux aussi renforcer les effets de coupure du territoire. Comment donner une urbanité en polarisant au  point de connexion des activités relevant de l’échelle du réseau mais aussi de l’espace urbain engendré par le développement de la mobilité?

A contrario d’autres sites proposés sont des territoires remplis de réseaux. Dès lors peut-on diffuser l’impact de la connexion en gérant l’effet du réseau et en le répercutant dans l’environnement de manière à créer un quartier ?

 

Europan est une plate-forme de réflexion pour la transformation de la ville européenne contemporaine. En se déclinant à partir de quelques thèmes stratégiques - autour des relations entre l’urbain et la nature, les mobilités et l’espace partagé - les sites, dans leur diversité de contextes, offrent un véritable panel significatif des défis, qu’à partir d’une nouvelle philosophie durable de la ville, les responsables urbains ont à relever. A travers Europan, ils recherchent des visions spatiales de cette approche urbaine, plus écologique et culturelle, imposant d’entrecroiser les échelles de réflexion et de projet allant du territoire à la proximité.

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