• Europan 10
  • Gembloux
  • lauréat

EQUIPE CONCOURS
Simone Gobbo (IT)
Alberto Mottola (IT)
Davide De Marchi (IT)
architectes 

Auteur(s)
Simone Gobbo (IT)
Alberto Mottola (IT)
Davide De Marchi (IT)

Client(s)
Ville de Gembloux

Regarder à travers

Concours

2009
Le projet établit un dialogue fort entre le nouveau centre administratif municipal et le contexte, considérant le Beffroi, l’Église décanale et la Maison du Bailly comme une extension du projet. Les nouveaux bâtiments viennent se greffer dans le noyau urbain à travers la Place de l'Hôtel de Ville, créant une couture avec le tissu urbain existant et transformant tout le sud du site en parc urbain – le Parc d’Épinal – ouvert sur la ville. Comme les lieux symboliques de Gembloux, les bâtiments sortent de la surface inégale du parc, exploitant ainsi les différences d’élévation du terrain. Ils offrent deux nouveaux espaces publics placés à des hauteurs différentes le long de l’itinéraire qui relie la ville, l’hôtel de ville et le parc. Les bâtiments fragmentent le nouveau centre ville en parties plus petites, conformément à l’échelle urbaine, et créent un programme divisé en zones fonctionnelles.

 

Études

2010-2012
Le souci de la Ville était de respecter à la fois le choix du jury et les procédures de marchés publics. Les autorités de tutelle ont admis que le concours constituait en lui-même un processus de mise en concurrence pouvant déboucher sur une procédure négociée. Cette négociation s’est conclue par un contrat avec le bureau italien désigné lauréat pour la reconstruction de l'hôtel de ville. L'équipe italiennens'est associée pour la circonstance à des agences belges : Syntaxe Archtectes pour l'aide opérationnelle locale et le Bureau d'études Lemaire pour l'aide structurel et en ingénerie.
La fragmentation du bâtiment et les vues sur les points de repère de la ville, principaux aspects du projet, ont été maintenus bien que le programme fonctionnel initial ait été réduit : certains bureaux et services administratifs ont été limités ou fusionnés, le nombre de bâtiments a été réduit à 3 ( 5 à l'origine), les espaces entre les bâtiments, qui avaient été pensés comme des espaces vides, ont été couverts par du verre et sont devenus des éléments connectant les différents secteurs de l'hôtel de ville.
Dans les étapes suivantes, les aspects technologiques liés à la durabilité de l’énergie du bâtiment et à la rationalisation du processus de construction de l’ouvrage ont été développés.
Le choix du cuivre comme matériau de parement constitue certainement l’élément le plus interpellant du projet. Malgré son caractère dérogatoire, il est considéré par l’autorité régionale appelée à délivrer le permis de bâtir comme une des caractéristiques essentielles du bâtiment, à laquelle il est exclu de renoncer, sous peine de dénaturer l’âme du projet.
Après une importante phase d'adaptation du projet due aux évolutions des besoins spatiaux des services administratifs, aux précautions indispensables pour que le coût du projet conserve sa crédibilité financière malgré l'ajout d'une surface supplémentaire de parkings souterrains, le chantier a débuté en 2013.

Réalisation

2013-2015
Le projet est implanté sur l'ancien centre urbain avec son enchevêtrement de rues étroites et irrégulières. Il est conçu comme une opération d'intégration cohérente avec le tissu urbain existant : pour ce faire, la façade sud de l'édifice est entièrement ouverte sur le Parc d 'Epinal, qui devient le jardin central pour les habitants de Gembloux.
La définition de points de vue spécifiques axés sur les symboles de Gembloux, active un processus de fragmentation de la masse unitaire de la construction en trois parties plus petites, qui s'ajustent à l'échelle urbaine et hébergent différents programmes fonctionnels de la ville.
Les fragments qui en résultent, recouverts d'un revêtement de cuivre, profitent des différentes élévations du site du projet et génèrent une séquence articulée d'espaces publics, complémentaires les uns aux autres. Entre chacun de ces blocs, il y a des espaces sous verrière : espace vide entre les masses solides des bâtiments, des lieux de transition d'où l'utilisateur peut apprécier le paysage urbain environnant.

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